La biodiversité au cœur de l’agriculture

Les mésanges

Nom communLa mésange bleue, la mésange charbonnière
Nom latinParus caeruleus, Parus major
OrdreLes passereaux
FamilleLes paridés
Poids moyen9 à 16 gr
Longueur totale11-12 cm
DescriptionLa mésange bleue a un corps rondelet et une tête aplatie colorée d’un bleu vif et bordée de blanc, dos vert et dessous jaune citron. La mésange charbonnière a un corps allongé et une tête ronde de couleur noir brillant ainsi que la gorge, ventre jaune vif, ailes gris-bleuté.
Régime alimentaireInsectes, araignées, fruits, baies, graines
ReproductionUne à deux pontes par an de 9 à 13 oeufs, les jeunes s’envolent à 15-22 jours.
HabitatForêt de feuillus clairsemée, haies, vergers, parcs, jardins et ripisylve.
RépartitionToute la France jusque 1500 m d’altitude
Espérance de vie9 ans en moyenne
PrédateursEpervier, chats, fouine

Présentation

Des oiseaux très populaires faciles à reconnaître

Les mésanges sont les passereaux les plus faciles à observer et à faire venir au jardin, de plus elles sont très populaires car facilement reconnaissables. Au jardin, on trouve principalement la mésange bleue et la mésange charbonnière (avec sa tête noire, on a l’impression qu’elle est passée par le conduit de la cheminée). Il est facile également d’observer la mésange à longue-queue qui ne se balade jamais seule mais toujours à plusieurs, on parle alors de rondes de mésanges. Les autres espèces, visibles dans les parcs ou en milieux plus naturels notamment boisés, sont occasionnelles dans les jardins (par exemple la mésange noire, la mésange nonnette et la mésange huppée).

Les services rendus

Des oiseaux au régime alimentaire éclectique

Les mésanges bleue et charbonnière incarnent à elles seules le terme « auxiliaire » car elles sont de grandes chasseuses d’insectes notamment de chenilles au printemps quand elles alimentent leurs oisillons : elles parcourent alors les arbres et arbustes, branche par branche, à la recherche de leurs proies en réalisant d’incroyables acrobaties. Une mésange peut capturer à elle seule, plusieurs centaines de chenilles par jour (200 à 300), faisant d’incessants aller-retours jusqu’au nid où appellent les oisillons affamés. Les mésanges peuvent occasionnellement capturer des araignées ou des pucerons, elles sont également des consommatrices de graines ou encore de baies et de bourgeons. Cet éclectisme dans leur régime alimentaire leur offre de nombreuses opportunités pour se nourrir et ainsi avoir une place clef dans les jardins où abondent insectes, fruits et graines. Cela leur permet également de passer l’hiver plus facilement car elles apprécient un large choix d’aliments. Cette stratégie est payante car les mésanges sont bien implantées dans de nombreux types de milieux et notamment ceux qui sont cultivés autour des habitations, il faut dire qu’elles acceptent volontiers notre compagnie.

Les habitats favorables à leur présence

Des espèces liées aux milieux buissonnants et arbustifs

Les mésanges n’ont qu’une seule idée en tête : arpenter les branches d’arbres et d’arbustes à la recherche d’insectes dont elles sont très friandes. Il faut donc à minima un habitat offrant un couvert buissonnant et des bosquets d’arbres mais elles ne sont pas très exigeantes, elles s’accommodent d’arbustes très divers plantés dans des jardins. Elles se plaisent beaucoup dans les vergers où elles peuvent trouver des fruits en hiver. Un point important à avoir en tête c’est qu’il leur faut une nourriture abondante pour l’alimentation des oisillons, elles vont donc privilégier des espaces cultivés naturellement sans produit toxique et donc riches en insectes.

Seul bémol pour ces deux mésanges : elles sont cavernicoles, c’est-à-dire qu’elles construisent leur nid dans des cavités qu’elles trouvent dans un arbre creux (dans la loge d’un pic par exemple) ou dans de vieux murs. Or nos campagnes trop entretenues n’offrent plus guère ce genre d’habitat et il est nécessaire aux mésanges de trouver des lieux de reproduction de remplacement par exemple des nichoirs. C’est là que nous entrons en jeu et que nous pouvons leur être utiles.

Comment les inviter dans son jardin

Des oiseaux qui occupent très facilement les nichoirs mis à leur disposition

Les espèces cavernicoles ont du mal à trouver des cavités dans la nature car nous avons tendance à vouloir nettoyer les espaces qui nous entourent en éliminant les arbres morts ou à cavités par exemple. C’est regrettable car les arbres creux offrent de multiples cachettes et possibilités pour construire un nid à de nombreuses espèces telles que les mésanges mais pas seulement.

En l’absence d’arbres à cavités, pour faire venir un couple de mésanges chez soi, rien de plus simple : installer des nichoirs dans les arbres. Ils seront très vite occupés par ces oiseaux s’ils sont posés correctement. Il faut les placer au bon endroit et de la bonne manière sinon c’est l’échec assuré et vos efforts ne seront pas récompensés. De même, le modèle du nichoir doit être conforme aux besoins des oiseaux, on trouve beaucoup de modèles sur internet et je vous conseille le site suivant : www.nichoirs.net. Si vous voulez construire vous-même vos nichoirs, un conseil : Il faut comparer les modèles car certains plans proposés sur internet ou dans des livres peuvent présenter des erreurs de côtes. Le bois doit être non traité, en pin douglas naturel de préférence car il résiste bien aux intempéries et d’épaisseur de planche 18 mm, cela suffira et le nichoir sera léger à poser.

  1. Trouver le bon endroit pour un nichoir à mésanges
    • Dans un lieu qui offre de la nourriture abondante aux oiseaux (le point le plus important)
    • Dans un arbre ou arbuste solide
    • A l’abri des prédateurs tels que les chats (pas de muret ou toiture à proximité ni d’accès facile)
    • Au soleil le matin et à l’ombre l’après-midi (dans l’idéal)
  2. Poser un nichoir de la bonne manière
    • A 2m50 de haut (pas plus)
    • L’orifice d’envol fait 32 mm* de diamètre (ou 28 mm pour la mésange bleue), on n’évite de l’orienter vers le vent ou les pluies dominants
    • Installer au moins trois nichoirs pour en avoir un qui sera occupé au printemps (on laisse le
      choix aux oiseaux qui savent mieux que nous ce qu’il leur faut)
    • Le toit du nichoir est bien fixé pour éviter qu’il ne s’envole pendant la nidification et dépasse
      un peu pour protéger l’entrée
    • Le nichoir est fixé solidement à l’arbre sans blesser ce dernier à l’aide de bandes de caoutchouc.
    • Il est légèrement orienté vers le bas pour éviter que la pluie ne passe par l’orifice d’envol (on peut rajouter une baquette au dos du nichoir pour l’incliner)

*NB : Une entrée d’un diamètre supérieur permettra à d’autres espèces de s’installer et cela ne facilitera pas l’arrivée de mésanges.
Lors de la pose d’un nichoir, je préconise un système d’accroche très simple et facile à mettre en œuvre qui n’encercle pas l’arbre. La photo ci-dessus montre le fil de fer qui passe au-dessus d’une branche, protégée par un caoutchouc pour ne pas blesser l’arbre. Un lien élastique, vendu pour l’arboriculture ou la viticulture, permet d’éviter que le nichoir ne se balance : il le cale contre le tronc, étant élastique il laissera l’arbre grandir sans le serrer comme ferait un fil de fer (à éviter).

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